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La recherche sous trois axes porteurs d’innovation

Les membres du comité de direction de la Chaire ont identifié trois grands axes de recherche s’intéressant à différents croisements et applications de la triade art, culture et mieux-être :

Axe 1. L’art pour l’intégration sociale

Ce premier axe est centré sur le rôle de l’art et de la culture dans la transformation et l’émancipation des personnes et des collectivités menant vers une autonomisation et une implication citoyenne où chacun.e est acteur.trice de sa vie et de la communauté. La participation à des activités artistiques dont les sujets peuvent avoir des résonances pour les participant.e.s et qui suscitent une interaction avec leur environnement social contribue à une prise de parole et augmente leur capacité d’agir. Différentes problématiques reliées à l’immigration, la pauvreté, l’exclusion, la maladie, entrainent souvent, pour celles et ceux qui y sont confronté.e.s, des pertes importantes sur le plan individuel, relationnel, économique et social. Des études sous cet axe montrent que les activités artistiques permettent aux personnes de développer une autre perception d’elles-mêmes et du monde dans lequel elles vivent en les aidant à retrouver un sens à leur vie et en faisant apparaitre de la concordance là où il y avait discordance. De plus, la participation à des activités artistiques contribue à ce que les personnes en perte de pouvoir, exclues ou marginalisées, développent une plus grande capacité d’agir en intégrant ou en réintégrant l’espace social.

Axe 2. L’art et l’éducation pour les jeunes ayant des besoins particuliers

Ce deuxième axe concerne le rôle de l’art dans l’éducation, soit dans le milieu scolaire et les organismes communautaires intervenant auprès de jeunes ayant des besoins particuliers ou à risque de décrochage scolaire. Les activités artistiques constituent une source de motivation tant pour les élèves face aux apprentissages scolaires que pour les jeunes fréquentant les centres communautaires, car elles font appel à d’autres formes de représentation et de pratiques qui peuvent avoir un lien direct avec leur réalité. Des études montrent que la participation de ces jeunes à des activités artistiques contribue à améliorer l’estime de soi et à soutenir des valeurs positives, dont l’ouverture et la coopération visant un mieux-vivre ensemble. Dans l’ensemble, plusieurs études témoignent de l’urgence de développer de nouvelles approches dans le domaine de l’éducation afin de pallier les effets du décrochage scolaire, de la pauvreté, de l’usage de substances et de la marginalisation. Sous cet angle, l’exposition et la participation à des activités artistiques intégrées au milieu scolaire et au milieu communautaire procurent un espace d’expérience et d’expression centré sur la réussite.

Axe 3 : L’art pour une meilleure santé physique et mentale

Dans cet axe, nous nous intéressons à la contribution de l’art et de la culture au mieux-être global de personnes fragilisées, malades, en convalescence ou en traitement. Depuis quelques années, la présence d’artistes se multiplie dans des lieux qui ne leur sont pas traditionnellement destinés. Certain.e.s interviennent de façon sporadique ou continue dans différents contextes tels que les centres communautaires, établissements hospitaliers, centres de soins palliatifs et d’hébergement de longue durée, centres spécialisés ou centres pour personnes âgées, tandis que d’autres font partie d’équipes multidisciplinaires. Le recours à l’art et à la culture constitue un apport important et complémentaire à ce qui se fait déjà dans les milieux de soins et communautaires où les intervenant.e.s font de plus en plus face à des problématiques complexes, qui les confrontent à leurs limites et qui nécessitent d’autres types de collaborations, de façons de voir et de faire. Des études récentes démontrent que les artistes contribuent à l’humanisation des espaces de soins, au processus de rétablissement, de réhabilitation et d’amélioration de la qualité de vie.