SYMPOSIUM ART ET VIEILLISSEMENT: OCTOBRE 2017

Fortes de l’obtention d’une subvention dans le cadre du programme Connexion du CRSH, c’est avec enthousiasme que la Chaire de recherche UQAM sur le vieillissement et la diversité citoyenne et la présente Chaire de recherche initient un premier symposium interdisciplinaire sur l’art et le vieillissement.  L’événement se déroulera à l’UQAM au début du mois d’octobre 2017.

Ce projet de connexion vise à soutenir la tenue d’un premier symposium sur l’Art et le Vieillissement. Il s’appuie sur les travaux et le dynamisme des deux candidates, titulaires de chaires de recherche en partenariat ; l’une portant sur la diversité des parcours de vieillissement et la place des personnes âgées dans la société (Charpentier), l’autre sur le développement des pratiques innovantes en art, visant la santé et le mieux-être (Trudel). L’originalité de la proposition est d’aborder ces savoirs ensemble et de favoriser la rencontre, l’échange et le réseautage entre ces deux univers. En effet, l’art et le vieillissement constituent deux domaines de recherche en pleine effervescence, qui interpellent les expériences (le vécu personnel), les pratiques (l’intervention) et les représentations sociales-politiques, mais qui à notre connaissance n’ont jamais fait l’objet de regards ni d’analyses croisés.

Trois thématiques ont été retenues pour relever ce défi et stimuler le croisement des divers savoirs : 1) Vieillir quand on est artiste. 2) Intervenir par l’art avec les aînés ; et 3) Interpréter et transformer le vieillissement par l’art. Ces grands thèmes permettront de révéler les expériences et le sens du vieillissement pour des artistes en danse, théâtre, cinéma, peinture, etc., de faire connaître des pratiques artistiques qui se développent avec les personnes âgées, notamment en situation de vulnérabilité, et aussi d’exposer des œuvres artistiques qui portent sur le vieillissement en tant qu’objet ou sujet de création. Il s’agit ici d’un projet de mobilisation de connaissances innovateur, inédit. L’appui de nombreux partenaires-parrains (9) issus des milieux scientifiques traditionnels, dont le Fonds de recherche société et culture du Québec (FQRSC), les Facultés des sciences humaines et des arts de l’UQAM, etc. et des milieux communautaires-artistiques, dont la LNI-Ligue nationale d’improvisation, en confirme l’intérêt et la pertinence sociale et scientifique. Ces partenaires seront d’ailleurs très utiles pour rejoindre les divers publics concernés et provenant des milieux universitaires, scientifiques, cliniques ou de l’intervention, artistiques, communautaires, publics et gouvernementaux.

L’originalité du symposium se reflète aussi dans la formule des activités proposées. La programmation croise des activités traditionnelles, telles des conférences, plénières et tables rondes réunissant plusieurs présentateurs, avec des activités de rayonnement originales : exposition de projets de création avec des personnes âgées, visionnement et installations d’œuvres artistiques, activités théâtrales et spectacles d’improvisation, auxquelles participeront des étudiants, des praticiens ou intervenants en art et des artistes établis, en devenir ou oubliés en raison de leur grand âge. La dimension intergénérationnelle constitue un autre défi ou originalité de ce projet. C’est pourquoi la part principale du budget demandé au CRSH ira en salaires pour les étudiants en arts et en sciences humaines et en allocations pour les « vieux » artistes afin de soutenir la participation de ces deux groupes particulièrement défavorisés financièrement.

L’art peut-il contribuer à un mieux-vivre et vieillir ensemble ?